mercredi, juillet 14, 2004

Vers la gratuité de la STIB

13 juillet 2004 - Le Soir

Si le chapitre relatif à la mobilité n'est assurément pas le plus important de l'accord, il n'en comporte pas moins quelques mesures novatrices.

Tarification sociale, avant la gratuité. Les premiers bénéficiaires des largesses (à terme, de la gratuité) seront les minimexés, demandeurs d'emploi inscrits à l'Orbem ainsi que les moins de dix-huit ans (les abonnements scolaires seront donc une espèce en voie de disparition). La gratuité totale du réseau est certes dûment inscrite dans le document mais conditionnée à l'obtention de moyens nouveaux.

Des transports toute la nuit. Le principe est acté, mais non traduit en propositions concrètes. En revanche, on prévoit d'ores et déjà d'associer les taxis à l'offre de transports la nuit, en particulier aux terminus et aux heures tardives.

Densification du réseau. C'est la seule allusion aux développements futurs de l'offre de transports. La Stib est invitée à densifier les services qu'elle offre et ce sur toutes les lignes, nonobstant leur rentabilité. L'accord gouvernemental ne pipe mot, en revanche, dans l'éventuelle création de nouvelles dessertes. Le gouvernement s'engage en revanche à définir les plans trams et bus (qui prévoient la réorganisation de ces deux réseaux) avant juillet 2005.

Des hommes dans les stations. La Stib est instamment priée de rétablir la fonction d'agents de mezzanine dans les entrailles du métro.


Enfin une mesure qui pourrait mener à moyen terme à une vraie diminution de la voiture dans les villes. Si, personnellement, je ne suis pas très satisfait de la qualité de nos transports en commun, je peux déjà mieux m'en accomoder si je ne dois pas les payer...

Douce utopie malgré tout... en effet, de par mes impôts, je financais déjà mes déplacements en transport en commun... un juste retour en somme.

Le gros soucis de ce genre de mesure un peu populiste (faut pas rire, je ne parviens pas à me convaincre que nos politiciens se soucient vraiment de la qualité de l'air...) est bien entendu leur financement.

Vu le tarif pratiqué dans les parking de la ville, je me demande pourquoi ne pas lever un impôt plus lourd sur cette activité? Nonobstant bien entendu que l'on conserve les mêmes tarifs... qui sont déjà, à mon sens prohibitifs. De plus, les politiciens ont été les fournisseurs officiels de ses sociétés en supprimant toujours plus le nombre de places disponibles dans les rues. Dès lors, il ne serait que normal qu'une partie de leurs bénéfices serve à financer les politiques de mobilité urbaine.